La douleur ne se devine pas, elle se mesure. L’EVA permet au patient d’indiquer lui-même l’intensité de sa douleur, et à l’équipe de suivre son évolution.
En bref
- Le patient situe sa douleur entre 0 (aucune douleur) et 10 (douleur maximale imaginable).
- 1 à 3 légère, 4 à 6 modérée, 7 à 10 intense.
- À partir de 4, un traitement antalgique est généralement discuté avec le 15.
Qu’est-ce que l’EVA ?
L’échelle visuelle analogique (EVA) est une réglette : d’un côté « pas de douleur », de l’autre « douleur maximale imaginable ». Le patient déplace le curseur, et l’on lit la valeur de 0 à 10 au dos de la réglette.
C’est une auto-évaluation : c’est le patient qui note sa douleur, pas le soignant.

Interpréter le résultat
| EVA | Douleur |
|---|---|
| 0 | Aucune douleur |
| 1 à 3 | Légère |
| 4 à 6 | Modérée (seuil où un antalgique est généralement discuté) |
| 7 à 10 | Intense |
Réévalue après chaque geste (immobilisation, installation, traitement) : l’évolution de l’EVA est une information précieuse pour le régulateur et l’équipe qui prend le relais.
Quand l’EVA n’est pas adaptée
- Échelle numérique (EN) : le patient donne un chiffre de 0 à 10 à l’oral, pratique quand la réglette n’est pas disponible.
- Échelle verbale simple (EVS) : absente, faible, modérée, intense, extrêmement intense.
- Personne âgée non communicante ou enfant : on utilise des échelles d’hétéro-évaluation adaptées, selon les protocoles du service.
Transmettre
Exemple : « EVA 6 à l’arrivée, 3 après immobilisation, douleur thoracique en barre ». Associe toujours la localisation et le type de douleur. Voir aussi la fiche infarctus et la fiche colique néphrétique.
À lire aussi
Contenu pédagogique de révision : il peut comporter des erreurs et ne remplace ni ta formation, ni les protocoles de ton service, ni les consignes du médecin régulateur.
